Dans son discours aux français du mercredi 28 octobre au soir, Emmanuel Macron a confirmé que les activités dans les usines allaient se poursuivre durant les semaines d’un nouveau confinement qui va à nouveau nous priver de tant de belles et bonnes choses.
Mais cette fois, le Bâtiment a été cité par le Président de la République et ça change tout. La construction, nos métiers, nos industriels, nos artisans, vont faire tourner l’économie française.
Ainsi début décembre (on espère), à la fin du confinement, vous aurez travaillé non-stop (à la différence de mars-avril) et vous serez ainsi prêts au redémarrage entier du pays.
Cette prise en compte des secteurs de la construction dans ce qui s’apparente à une sauvegarde vitale de notre économie constitue à mes yeux un phare dans cette nuit d’automne qui se présente devant un pays angoissé par la maladie et ses conséquences.
En temps de crise, se révèlent toujours le pire et le meilleur. Laissons le pire aux charlatans, démagogues et autres récupérateurs du malheur des autres et mettons dans la lumière les secteurs du vitrage, de la menuiserie et de la protection solaire qui n’ont failli en rien depuis mars dernier. Une prise en compte collective et « transectorielle » de la crise, l’adoption de mesures sanitaires exemplaires et surtout, surtout, une énergie folle à proposer de nouveaux produits, de nouvelles solutions, mobiliser leurs clients et les clients de leurs clients. Et ça a fonctionné… jusqu’à ce 28 octobre 20h00.
Il est tout de même rassurant de voir que nos dirigeants ont appris de la crise et ont pris en compte le fait que le bâtiment devait être en pointe de la production, que c’est votre activité qui maintient l’emploi et qui a déjà le regard tourné vers 2021 et 2022 quand le vaccin nous protégera définitivement.
Contrairement à ce qui a été écrit par beaucoup en mars dernier (à commencer par moi-même) le travail est bel et bien un des remèdes à cette crise sanitaire. A la différence qu’aujourd’hui on sait fabriquer des fenêtres ou des portails sans mettre en danger les salariés et les clients.
C’est sur cette note d’espoir que j’aimerais conclure ce petit billet d’humeur et réitérant ce que nous avons écrit et réécrit encore depuis le début de la crise : nos métiers sortiront plus forts de ce cauchemar si nous continuons à nous serrer les coudes et, par-dessus tout, à y croire, y croire, encore y croire et toujours y croire.
Frédéric TADDEÏ
Directeur de la publication Verre & Protections mag