Aujourd’hui, les intervenants du bâtiment doivent relever un véritable défi : limiter la consommation énergétique des bâtiments, tout en améliorant leur confort. En effet, tout acteur du bâtiment se doit de tout mettre en œuvre pour limiter la facture énergétique.
Un petit retour en arrière s’impose. La première crise pétrolière dans les années 70, avec à la clé une augmentation régulière du prix du baril de pétrole, a fait prendre conscience du fait qu’il est indispensable de maîtriser la consommation énergétique à l’échelon mondial. Et, pour passer de la maîtrise de l’énergie au développement durable, il n’y avait qu’un pas.

En 2014, les entreprises devront être « reconnues Grenelle environnement »
Nous nous acheminons en conséquence vers des constructions capables de produire de l’énergie, mais surtout limitant la consommation tout en apportant un grand confort. De plus, le parc de constructions an­cien­nes doit être aménagé pour ne plus être aussi énergivore. Afin de permettre aux intervenants du bâtiment de faire de bons choix, différentes réglementations thermiques ont vu le jour au fil des années. Et les pouvoirs publics ont mis en place des crédits d’impôts pour alléger le coût des travaux et réaliser des gains, dans la rénovation, au niveau des con­sommations en énergie. Soulignons toutefois que les aides ont une fâcheuse tendance à diminuer, à cause de la conjoncture économique tendue.
Sachez qu’à compter du 1er janvier 2014 l’attribution d’aides publiques aux travaux d’amélioration énergétique réalisés par les particuliers nécessitera de faire appel à des entreprises disposant de signes de qualité portant la mention « re­connu Grenelle environnement ». Nous reviendrons bien évidemment sur cette mention qui est pour les entreprises comme le souligne la FFB « une incitation à faire valoir vos compétences sur un marché où la qualité devient une clé d’entrée prépondérante ».

Certificats d’économie d’énergie
Pour inciter les différents acteurs économiques et les consommateurs à limiter leur consommation d’énergie, a été mis en place en 2005 le dispositif des Certificats d’économie d’énergie (CEE). Ces certificats permettent aux produits en bénéficiant d’être éligibles au crédit d’impôt. Il s’agit, comme le souligne CertiNergy, entreprise de conseil spécialisé dans les CEE « d’un dispositif complexe qui n’est pas encore maîtrisé par les différents acteurs concernés ». Et de rappeler « que ces certificats ont pour objectif d’en­courager à la sobriété énergétique, sans pour autant peser sur les finances pu­bliques ». Ces certificats con­cernent par exemple les isolants thermiques, les équipements de chauffage comme les chaudières à condensation (individuelles ou collectives)…
Depuis l’arrêté du 14 décembre 2011 (voir le JO du 15 janvier 2012 ), les CEE concernent, dans les bâtiments résidentiels existants, la famille des fermetures isolantes, à savoir les persiennes coulissantes en PVC, les volets battants en bois, les volets roulants… bénéficiant d’une résistance thermique additionnelle ΔR supérieure à 0,25 m².K/W. Ces CEE concernent la mise en place ou le remplacement, sur des fenêtres à simple vitrage ou à double vitrage de faible performance, d’une fermeture isolante de résistance thermique additionnelle ΔR telle que : 0,20 m².K/W ≤ ΔR ≤ 0,25 m².K/W ou : ΔR > 0,25 m².K/W.
Les conditions pour la délivrance de certificats sont : la résistance thermique additionnelle ΔR de la fermeture doit être évaluée conformément à la norme NF EN 13125. En l’absence de cette valeur, des valeurs par défaut peuvent être utilisées. D’une part, le ΔR doit être égal à 0,25 m².K/W. D’autre part, une persienne coulissante en PVC, ou un volet battant en bois doivent présenter un tablier dont l’épaisseur est supérieure à 22 mm. S’il s’agit d’un volet roulant en PVC, il doit avoir une épaisseur de 12 mm. De plus, la mise en place doit être réalisée par un professionnel (voir le JO du 15 janvier 2012 traitant des Certificats d’économies d’énergie).

Caroline Renouf

À quand les stores ?
Le Syndicat na­tional de la fermeture, de la protection solaire et des professions associées (Snfpsa) a œuvré à la mise en place des CEE concernant les fermetures isolantes et Caroline Renouf, la chargée des questions techniques au sein de cette organisation « se félicite de cette avancée ». Elle souligne que les stores pourraient également bénéficier de CEE (voir encadré “Le point de vue d’un fabricant de toiles pour stores”). Mais elle ajoute : « la tâche est complexe et va demander du temps. Les méthodes de calculs sont délicates à mettre en place. Dans un avenir plus ou moins proche, nous devrions dégager des données permettant, com­me pour les fermetures isolantes, de disposer de CEE pour les stores. Rappelons que, grâce à la technicité de plus en plus grande des toiles, ces équipements ont un rôle à jouer pour participer à l’économie de l’énergie ainsi qu’au confort des bâtiments. Mais il est encore trop tôt pour en dire plus. »