Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Égalité des territoires, ont tenu une table ronde de la filière bâtiment et signé la convention sur la formation des professionnels du secteur aux économies d’énergie (FEEBAT).

De gauche à droite.
Premier rang : Sylvia Pinel et Ségolène Royal
Second rang : Jacques Petey (fédération des Scop du BTP), Patrick liébus (Capeb), Jacques Chanut (FFB), Bruno Léchevin (Ademe), Henri Proglio (EDF) et Jean-Philippe Teilhol (Atee).
(© photo A. Bouissou/MEDDE-MLET)

Les ministres ont souhaité pouvoir échanger avec les acteurs d’un secteur stratégique pour la transition écologique et dans la bataille pour l’emploi, afin de recueillir leurs attentes et de lesmobiliser autour de leurobjectif : accélérer les travaux de rénovation énergétique.
Le Plan de rénovation énergétique de l’habitat ambitionne un rythme de rénovation de 500 000 logements par an d’ici à 2017. Il vise à faire diminuer de 38 % la consommation d’énergie dans le secteur du bâtiment à horizon 2020 et réduire les factures d’énergie qui pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat des Français.
L’un des volets de ce plan porte sur la montée en compétence des professionnels, car il est nécessaire d’accompagner la transition écologique dans le secteur du bâtiment.
La convention signée le 30 avril 2014 renforce le programme de formation aux économies d’énergie des artisans et entreprises du bâtiment pour la période 2014-2017. L’objectif est de former 28 000 stagiaires en 2014, 30 000 en 2015, 28 000 en 2016 et 26 000 en 2017.
En renforçant un savoir-faire professionnel de qualité et en développant des emplois nouveaux, durables et non délocalisables, ces formations et le développement de l’apprentissage sont des indispensables pour que le Plan de rénovation énergétique de l’habitat atteigne son objectif de 500 000 logements rénovés par an d’ici à 2017.

La Capeb réagit
Pour la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) qui a signé la convention FEE Bat 2014-2017, « c’est une étape importante pour assurer la formation des entreprises artisanales et les préparer à assumer les objectifs du Gouvernement en matière de rénovation énergétique. L’objectif est de former 28 000 stagiaires en 2014, 30 000 en 2015, 28 000 en 2016 et 26 000 en 2017 ».
À deux mois de l’entrée en vigueur de l’Éco-conditionnalité, la CAPEB salue donc la signature de la convention FEE Bat qui a eu lieu aujourd’hui et « se réjouit que le texte comporte les nombreuses avancées qu’elle a réclamées. La CAPEB tient aussi à saluer le renouvellement de l’engagement d’EDF, aux côtés des entreprises ».
Cet engagement se traduit notamment par :
– Le financement par EDF des formations à hauteur de 60% en 2014 et 2015, puis de 45% en 2016 et de 40% en 2017,
– Un apport d’EDF de 2 Millions d’€ pour permettre notamment au FAFCEA (Fonds d’Assurance Formation des Chefs d’Entreprises Artisanales) de rembourser les artisans ayant effectué des stages FEE Bat fin 2013,
– Une augmentation de la contribution d’EDF portée à 15.6 Millions d’€ (au lieu de 10M€ proposés initialement), qui évite ainsi au FAFCEA et à Constructys (organisme paritaire collecteur agréé de la Construction) de faire des avances de trésorerie trop importantes.
Pour le périmètre des formations prises en charge, le financement des modules FEE Bat liés à la rénovation énergétique des logements est conservé avec pour objectif prioritaire d’accompagner les entreprises vers la mention RGE.
Patrick Liébus, Président de la CAPEB, commente : « La signature de la convention FEE Bat est une avancée indispensable pour la formation des entreprises aux économies d’énergie. Nous sommes particulièrement satisfaits que les entreprises, qui se sont formées fin 2013, puissent être enfin remboursées. Rappelons-que ces formations FEE Bat sont un élément essentiel pour nos entreprises afin qu’elles aillent vers la qualification RGE, et notamment, la qualification ECO Artisan, marque créée par la CAPEB, qui constitue à ce jour le premier réseau d’entreprises qualifiées RGE avec plus de 3 500 entreprises et 2 200 demandes en cours depuis janvier 2014. Nous sommes également satisfaits de voir que la question du bâtiment revient à l’agenda politique, notamment via la question de la transition énergétique et de la rénovation des bâtiments. Pour relancer l’activité en grande difficulté du secteur, il y a urgence à décider et à agir sur la base des propositions formulées par l’ensemble de la filière dans le cadre du plan “Objectifs 500 000” », conclut Patrick Liébus.

La FFB également satisfaite
La Fédération Française du Bâtiment (FFB) se félicite, elle aussi, du succès d’une approche partenariale, qui tient notamment au fort engagement d’EDF. Elle rappelle toutefois ses fortes préoccupations quant aux nécessaires éclaircissements relatifs à la mise en œuvre de l’éco-conditionnalité des aides, notamment de l’éco-prêt à taux zéro dont la date retenue est fixée au 1er juillet 2014.
Jacques Chanut, représentant la FFB lors de la signature Feebat, a indiqué : « la profession est aujourd’hui prête ! Il convient maintenant de disposer, au plus vite, de l’ensemble des règles applicables, condition du décollage tant attendu du marché. ».

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