Bruno Léger, président du SNFA.

L’Assemblée générale 2020 du SNFA s’est tenue le 2 octobre dernier et cette année, s’est exceptionnellement déroulée de manière virtuelle sous la forme d’un plateau télévisé retransmis en direct via un lien internet sur Vimeo.
Plusieurs tables rondes ont été organisées durant cette AG 2020 au cours desquelles ont été abordés des thèmes aussi variés que les marchés, la communication, l’économie circulaire, le recyclage et la RE 2020.

Les professions « l’ont joué collectif »

Dans son intervention, Bruno Léger a, pour commencer, souhaité revenir sur la crise du Covid et sur « la réaction admirablement collective qui fut celle de notre profession. Tout s’arrête le 17 mars, et passés quelques instants de stupeur, dès le vendredi 20 mars les premières discussions commencent entre les deux bureaux du SNFA et de l’UFME pour organiser la reprise. Seul, personne ne pouvait redémarrer, tous ensemble nous avons œuvré à minimiser la durée de l’arrêt de notre appareil productif, et avons pu livrer les clients dès la mi-avril. Cette période restera dans ma mémoire comme d’une immense richesse collective. Les réunions visio avec l’UFME, avec les présidents du Pôle Fenêtre, avec la FFB, avec les autres syndicats de nos métiers comme le GFA ou l’ADAL, étaient hebdomadaires voire bi-hebdomadaires, pour organiser la reprise ou joindre nos forces », ajoute Bruno Léger.

« Le niveau de commandes de certains de nos métiers est bon, voire excellent »

Le président du SNFA est également revenu sur les activités retrouvées : « En mai, lorsque nos entreprises ont redémarré complètement, nous n’étions pas au bout de nos surprises. Car depuis, le niveau de commandes de certains de nos métiers est bon, voire excellent, se réjouit Bruno Léger. C’est le cas en particulier des fenêtres et des vérandas. Et si au début on pouvait croire à un simple effet rattrapage des commandes non passées, ce qui se confirme jour après jour est un appétit de nos concitoyens pour l’amélioration de l’habitat. Le temps passé chez eux les a incités à réfléchir sur la qualité de leur lieu de vie. Pour certains il s’est agi de meubles ou de décoration, pour d’autres de changer les fenêtres, la cuisine, d’aménager une véranda ou une piscine, des activités qui croulent sous les commandes. Qui l’aurait parié en avril lorsque nous faisions des révisions de budget vraiment pas optimistes ? », ajoute-t-il.
Un optimisme que le président du SNFA a voulu partager lors de cette première AG virtuelle et il a souhaité conclure comme chaque année par la même phrase «seule l’action collective est belle». Mais en cette année de crise sanitaire, « cette phrase prend une signification très particulière, compte tenu de la belle réaction collective qui restera gravée dans nos mémoires et dans nos cœurs », a conclu Bruno Léger.