Après une période d’incertitude marquée notamment par la suspension de MaPrimeRénov’,la réouverture des guichets France Rénov fin février 2026 s’est accompagnée de nouvelles règles et de conditions d’accès ajustées. Cette instabilité, qui ne favorise pas la projection des ménages et fragilise la dynamique de rénovation, touche directement les professionnels de la menuiserie.
Pourtant le remplacement des fenêtres reste un levier reconnu d’amélioration énergétique des logements avec des gains importants et immédiats sur les consommations et le confort de vie.
Soutien actif et source d’information fiable pour la filière française portes et fenêtres, l’UFME (Union des Fabricants de MEnuiseries) a actualisé son guide pratique des aides afin d’accompagner ses adhérents et l’ensemble des entreprises de menuiseries. Cet outil complet et didactique décrypte, sous forme de fiches, les aides publiques (nationales et via les collectivités ) ainsi que les incitations fiscales à disposition des ménages, bailleurs et syndics de copropriété.
Il est téléchargeable gratuitement sur le site www.ufme.fr.
Au-delà de l’actualisation des conditions d’éligibilité, la nouvelle édition du guide «Financer la rénovation des fenêtres en 2026» permet, en un coup d’oeil, de connaître :
- les principales différences entre les trois parcours de MaPrimeRénov’ 2026 (par geste, rénovation d’ampleur et Copropriété),
- les autres types d’aides tels que la TVA à taux réduit de 5,5 %, les Certificats d’Économie d’Energie (CEE) et l’Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ) ,
- les incitations fiscales comme l’exonération de taxe foncière, le dispositif Denormandie, le déficit foncier, le prêt avance rénovation ou encore le prêt avance à taux zéro.
« Nous nous réjouissons du maintien d’une politique nationale de rénovation des logements, essentielle pour tenir les engagements climatiques de la France et accompagner les ménages dans l’amélioration de leur habitat.
Malgré tout , certaines orientations récentes suscitent de fortes inquiétudes au sein de la filière. L’évolution de MaPrimeRénov’ vers des rénovations d’ampleur risque d’exclure une partie du parc, notamment les logements collectifs, ainsi que les ménages les plus modestes, pour lesquels le reste à charge devient difficilement soutenable.
La filière attire également l’attention sur les aides actuelles qui ne tiennent pas suffisamment compte de la réalité du parc existant. Aujourd’hui, près de 30 % des fenêtres remplacées sont encore du double vitrage de première génération, peu performant. Si leur remplacement n’est pas mieux intégré dans les dispositifs comme MaPrimeRénov’ par geste, nous passerons à côté d’un levier concret et immédiatement efficace pour améliorer le confort thermique des logements, été comme hiver », a déclaré Laurent Demasles, président de l'UFME.




