Jonathan Metz a fait un pari : celui du verre trempé. Le PDG de Verrissima vient en effet de réaliser d’importants investissements dans son usine de Wisches (67), que le groupe alsacien avait rachetée en janvier 2017 à AGC-Vertal (lire https://www.verreetprotections.com/verrissima-se-renforce-en-acquerant/).
« Ce site ne faisait plus l’objet d’investissements », explique Jonathan Metz. « Après plusieurs plans sociaux, il ne restait que 14 salariés sur 90 et l’usine tournait en deux postes. La stratégie alors adoptée, essentiellement tournée vers le marché du verre trempé bombé, était particulièrement risquée au regard de la forte concurrence des pays de l’Est. Par ailleurs, ce site, modeste à l’échelle du précédent propriétaire, était une réelle opportunité de croissance pour notre groupe », poursuit-il. « Pourtant, je suis intimement convaincu que le verre trempé a un réel avenir : d’une part les dimensions des parois sont de plus en plus grandes dans l’architecture, par ail- leurs, le marché du double-vitrage va être fortement demandeur de verre trempé. En effet, l’émergence de nouvelles législations venues d’Allemagne et de Suisse, exigeant la sécurisation des deux faces vont dans le sens de la généralisation du verre trempé », indique Jonathan Metz.

« Le défi du verre trempé était ainsi quelque chose qui me tenait à cœur depuis longtemps. Avec l’usine de Wisches, ce fut une réelle opportunité pour nous de faire l’acquisition, non seulement d’un four de trempe, mais avant tout d’intégrer à notre groupe la connaissance du métier, avec un personnel de qualité, motivé et engagé pour l’usine après des années d’inquiétude », poursuit le dirigeant.
« C’était un vrai challenge pour notre PME que de s’attaquer à un tel mastodonte, qui n’était pas rentable. Contre toute attente au regard du contexte, tout le monde a adhéré à mon projet, et nous avons réussi à redresser la barre rapidement en redynamisant l’usine », se félicite Jonathan Metz.
Un redressement qui s’est fait par la reconquête des clients de l’usine, par une intense campagne de recrutement et de formation et par la modernisation des installations.

Reconquête des anciens clients

Pour le premier point, Jonathan Metz s’est servi du fichier client de Vertal pour regagner un à un la confiance des anciens fidèles de l’usine.
« Je me suis attaché à les rassurer en leur détaillant nos atouts ainsi que notre proximité et notre flexibilité. Peu à peu, nos efforts ont payé et de grands noms de l’est de la France sont revenus vers nous », se réjouit le dirigeant.

Embauches et formation

Jonathan Metz tenait absolu- ment à conserver tout le personnel : l’effectif a été doublé en deux ans.
En 2018, l’accent a été mis sur le recrutement et la transmission des compétences en interne. L’usine est à présent en ordre de bataille, stabilisée : tous les postes sont doublés sur la plupart des machines, et même triplés sur deux machines.
Un manager des ventes a par ailleurs été nommé, ce qui est « une première en France dans le secteur de la trempe », indique Jonathan Metz. Ces recrutements vont d’ailleurs s’intensifier dans le futur pour faire face à un parc machine totalement neuf pour la trempe à plat.

Machines haut de gamme et four de grandes dimensions

Jonathan Metz détaille : « Les deux fours de bombé n’ont pas été gardés. Nous avons investi dans une table de coupe Bottero, une bilatérale de marque Intermac (bientôt rejointe par une seconde), un centre d’usinage “Drill” de chez Lisec pour réaliser les encoches et les trous (tâche qui était effectuée auparavant à la main), ainsi qu’un four EVA Technis pour le feuilleté trempé »
« Enfin, nous venons d’accueillir un four de trempe Glaston de très grandes dimensions (2 400 de large x 4 800 de long ), qui est désormais opérationnel depuis un peu plus d’une semaine », précise Jonathan Metz. Outre ses dimensions, ce four est capable de tremper les verres à couches.
Un investissement majeur, puisqu’il se monte à un million d’euros, raison pour laquelle le dirigeant a préféré « se tourner vers Glaston, la “Rolls” du marché », afin de bénéficier de la qualité, mais aussi de l’accompagnement. Ainsi, six salariés du constructeur finlandais sont restés pendant deux mois pour le montage et la formation des équipes.
« Nous sommes à présent en mesure de répondre aux miroitiers, aux fabricants de cloisons et de mobilier urbain ainsi qu’à tous les acteurs de la fenêtre. Nous avons le personnel, le matériel de production, ainsi qu’une réelle agilité pour s’adapter à chaque client. De quoi devenir un acteur incontournable dans l’est de la France » conclut Jonathan Metz.

Nouveaux catalogues de panneaux de portes pour Verrissima

Verrissima vient de dévoiler sur son site internet ses nouveaux catalogues de panneaux de portes (habitat.verrissima.fr). Cette collection 2019 prend une orientation résolument artistique, qui fera de chaque porte une véritable passerelle entre art, design et technique.
La PME alsacienne s’est entourée de trois compétences différentes mais complémentaires :

  • L’une des plus prestigieuses écoles d’art de France : Hear à Strasbourg. L’art est un talent, une capacité naturelle. L’acte de l’artiste est individuel. C’est un moyen d’expression de soi, solitaire, unique.
  • Une artiste de l’Atelier d’Art de France : Amandine Mangenot. L’artiste s’attache à transmettre une émotion. Dans la création d’une œuvre, son âme guide le mouvement de ses mains.
  • Une agence de design spécialisée en innovation. Le design est une compétence, une identité visuelle, les designers les plus respectés sont connus grâce à leurs styles minimalistes. Ils utilisent peu de couleurs et de textures mais accordent une grande attention à la taille, au positionnement, à l’espacement.