Répar’stores a pour projet d’acquérir ou de faire construire une nouvelle usine et de quitter son site historique de Saint-Jean-de-Védas (34).
L’occasion pour Verre & Protections Mag d’interviewer en exclusivité Guillaume Varobieff, dirigeant de l’entreprise et de faire, avec lui, un tour d’horizon de l’actualité de Répar’stores.

Repar’stores est implanté à Saint-Jean-de-Védas depuis 2014. Avez-vous l’intention, pour accompagner votre croissance, de vous agrandir ou de vous orienter vers un autre site ?

Guillaume Varobieff : « Oui, c'est d'actualité. Nous sommes effectivement installés à Saint-Jean-de-Védas depuis 2014, où nous occupons 2 000 m2 d'entrepôt et 700 m2 de bureaux. Et nous sommes actuellement à la recherche d'un terrain pour nous agrandir. Nous recherchons dans les environs, à moins d'une demi-heure de route, et nous espérons déménager d'ici deux ans à deux ans et demi ».

Quels sont exactement ces projets de déménagement ?

« Nos locaux actuels regroupent trois services principaux : la franchise, la formation, et une centrale d'achat. De plus, nous avons créé un pôle “planification”, dédié aux appels pour les franchisés, de façon à gérer leurs rendez- vous. Ce nouvel outil emploie dix personnes au siège et aurait besoin d'un agrandissement.
Le pôle “centrale d'achat” regroupe à la fois un stockage classique de pièces, mais aussi un atelier de production, qui permet une fabrication très rapide pour les franchisés, sous 48 heures. Cet atelier réalise l'assemblage de tabliers de volets roulants (lames) et de volets roulants traditionnels (sans coffre). Mais nos franchisés demandent aussi d'autres produits, fournis aussi rapidement, ce qui induit un développement de l'outil de production ».

Quel profil aura votre future usine ?

« Nous recherchons 5 000 à 6 000 m2 en tout, pour faire construire dans la région de Montpellier. Nous voulons un bâtiment aux dernières normes, avec label RSE. Il devra permettre l'agrandissement du pôle de planification, qui devrait comprendre à terme 30 personnes, et le développement de la production, tout en maintenant nos trois activités sur un même lieu ».

Est-ce à dire que vous comptez développer votre activité de production pour la rééquilibrer par rapport à vos activités de stockage ?

« Oui, tout à fait : la production sous 48 h est un service pour les franchisés ».

Quels nouveaux services entendez- vous fournir à vos franchisés en matière de production ?

« Il s'agira de l'assemblage de nouveaux produits sur mesure ».

Vous avez récemment évoqué un développement à l’international. Pourriez-vous nous préciser cette stratégie ?

« Nous sommes leader en France pour l'activité de réparation, et ce service n'existe pas à l'international. Pour l'instant, nous avons réalisé une étude de marché, et nous sommes en phase de réflexion ».

Côté Hexagone, vous reste-t-il des zones géographiques où vous avez encore des possibilités de développement ?

« Nous avons 200 agences franchisées actuellement, pour un chiffre d'affaires 2019 qui sera de 45 millions d’euros. Mais nous avons identifié 150 secteurs qui sont à pourvoir en France (par exemple en Île-de-France) et nous accueillons 20 à 25 nouveaux franchisés par an. Notre développement se poursuit, et nous visons aussi de nouvelles parts de marché, en accompagnant les franchisés dans leur développement. En effet, si un franchisé qui dispose d'un véhicule embauche et fournit un véhicule à son salarié, ce deuxième véhicule lui permet de doubler son chiffre d'affaires. C'est pourquoi nous proposons des aides à l'embauche pour nos franchisés ».

Vous avez focalisé votre sphère d’intervention sur les volets et les stores. Pourquoi pas vers les autres fermetures de l’habitat, volets battants, portails, portes de garages, portes d’entrées ?

« L'activité sur les volets roulants fournit 80 % de notre activité, mais nous traitons aussi les stores bannes et les stores d'intérieur (stores verticaux, stores vénitiens, moustiquaires). Les changements de moteurs de volets roulants fournissent 50 % de notre activité. Et nous voulons garder notre spécificité de réparateurs, et non pas devenir installateurs. Nous traitons donc ce marché, pour lequel nous avons de l'activité, avant de passer à autre chose ».