Héritière de plusieurs générations de aussi fonctionnels puisqu’ils doivent compagnons charpentiers, l’entreprise Asselin a été créée en 1957 à Thouars (79), par les parents de l’actuel dirigeant, François Asselin, qui l’a reprise en 1993.
Tournée vers la menuiserie, la charpente bois, l’ébénisterie et la ferronnerie, la restauration du patrimoine a toujours été le cœur de métier de la société, qui compte aujourd’hui 130 salariés, dont 15 au bureau d’études.

Une expérience à l’export de deux décennies

Asselin est labellisée Menuiserie21 et Charpente21. Certifiée Qualibat, elle est aussi labellisée “Entreprise du patrimoine vivant” (EPV), et fait partie du Groupement des entreprises de restauration des monuments historiques (GMH). Depuis une vingtaine d’années, elle s’est tournée avec succès vers l’export, principalement en direction des États-Unis mais aussi de la Chine, où elle vient de décrocher un important contrat.
Les ouvrages créés dans les ateliers Asselin se doivent d’être ornementaux, dans la plus pure authenticité des décors anciens, mais aussi fonctionnels puisqu’ils doivent répondre aux exigences de sécurité, thermiques et acoustiques les plus poussées.

« Nous sommes de super-restaurateurs, mais aussi de super-copieurs », aime à rappeler François Asselin. « Nous avons su faire évoluer nos menuiseries vers des produits performants en termes de confort et de sécurité, tout en gardant l’esthétique patrimoniale d’origine. Nous avons ainsi développé des gammes de menuiserie extérieures en bois (principalement en chêne de France certifié PEFC) ou en bois-bronze basées sur nos propres profils orientés vers les marchés à l’export », poursuit le gérant. L’entreprise s’est adaptée aux spécificités des régions, puisqu’elle a développé des menuiseries Inswing (ouvrant vers l’intérieur), Outswing (ouvrant vers l’extérieur), et aussi à guillotine pour les marchés anglo-saxons. Elle compte d’ailleurs deux salariés dédiés à l’export au sein de sa filiale basée à Atlanta (USA).

120 fenêtres à la française pour un château pékinois

C’est aussi en Chine que de nouveaux horizons s’ouvrent pour Asselin, qui vient d’y décrocher un important contrat. Il s’agit d’un château néo-XVIIIe d’une soixantaine de pièces qu’un couple de particuliers se fait construire dans un parc en bordure de Pékin. La société thouarsaise va fournir environ 120 fenêtres et portes-fenêtres à la française, de type mouton et gueule-de-loup, avec un système de fermetures à espagnolettes en bronze et fini à l’or qu’elle a spécialement développé. Le contrat porte aussi sur des menuiseries intérieures actuellement en cours de budgétisation. Toutes les menuiseries sont conçues et fabriquées en France, puis acheminées par container avec une hygrométrie contrôlée. Une équipe sera ensuite envoyée à Pékin pour superviser la pose. « La fenêtre, quoi qu’on en dise, reste un produit culturel » poursuit François Asselin. « Nos clients ne viennent pas nous chercher pour nos capacités industrielles, mais pour notre culture, pour nos qualités intrinsèques et notre faculté à produire de la menuiserie française de qualité ».
Parmi les nombreux chantiers emblématiques réalisés par Asselin, on peut citer l’Hôtel de la marine, sur la place de la Concorde à Paris, pour lequel la société a fabriqué et restauré 740 menuiseries. Un chantier hors-norme qui sera visible en 2020.