Après une phase de réorganisation de sa production autour de son site de Montbrisson (42) (qui avait entraîné la fermeture des sites de Chambéry (73) et Roanne (42)), le groupe de métallerie Blanchet (26 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 140 salariés, un bureau d’études de 14 personnes, dont cinq ingénieurs) s’attelle désormais à la transformation numérique de l’ensemble de son processus de conception.

En ligne de mire : une usine du futur et un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros sous cinq ans. Spécialisée notamment dans la menuiserie aluminium et acier (ainsi que dans la métallerie, la tôlerie, la charpente métallique, la couverture bardage et la rénovation en acier des monuments historiques), l’entreprise de métallerie a retrouvé le chemin de la rentabilité depuis 2016, ce qui lui permet désormais d’envisager les investissements futurs avec sérénité.

Le numérique comme outil de rationalisation de la production

Pour poursuivre son entreprise de rationalisation de la production, la PME mise sur le numérique pour repenser complètement son fonctionnement. L’entreprise entend en effet s’appuyer sur la digitalisation de son matériel et de ses processus de conception, ce qui devrait lui permettre de réduire ses surfaces de production de 17 000 à 14 000 m2. À la clef, une production en ligne rationalisée et plus rentable.

Des investissements conséquents pour des projets ambitieux

Pour soutenir ce projet, le groupe Blanchet compte investir deux millions d'euros dans la première phase du projet, puis deux mil- lions d’euros supplémentaires pour optimiser les espaces de production de ses ateliers de menuiserie et de métallerie (notamment avec l’ajout d’une nouvelle machine plasma ou laser et d’un banc d’usinage pour l’aluminium). Si la rentabilité et le carnet de commandes permettent un tel investissement, le projet d’usine du futur du groupe pourrait représenter un investissement total de six millions d’euros, pour un chiffre d’affaires qui pourrait atteindre les 30 millions d’euros sous cinq ans.

Une ambition qui semble réaliste au groupe, qui se positionne d’ores et déjà sur les chantiers relatifs aux JO 2024 et projette même d’ouvrir une nouvelle agence commerciale dans la capitale.