Du tribunal de grande instance de Paris conçu par Renzo Piano à la tour passive Danube à Strasbourg, les vitrages intelligents d’Issol habillent déjà certains des bâtiments les plus prestigieux des capitales européennes. Pourtant, malgré un chiffre d’affaires en hausse constante (plus de huit millions d’euros annuels), l’entreprise ne parvient pas à endiguer les pertes se cherche à stabiliser sa situation.

Un investissement nécessaire

L’entreprise liégeoise créée en 2006 est aujourd’hui à la recherche d’un nouvel actionnaire pour lui permettre d’atteindre le chiffre d’affaires plancher minimum nécessaire à la poursuite de ses activités. Olivier Demeijer – le nouveau directeur général de l’entreprise – possède un cahier des charges clair : remettre Issol sur les rails de la rentabilité en menant à bien un processus de recapitalisation soutenu par les actionnaires familiaux historiques. D’au minimum 1,5 million d’euros à court terme, cette recapitalisation devrait être conclue avec un nouvel actionnaire wallon. Si la négociation avec ce fonds privé devait ne pas aboutir, l’entreprise envisage même de se tourner vers la Sogepa, la société wallonne d’aide aux entreprises.

Remplir le carnet de commandes pour faire face à la concurrence internationale

En sus d’une recapitalisation fructueuse, Olivier Demeijet va également devoir remplir le carnet de commandes de l’entreprise à l’international, condition sine qua non de sa rentabilité et de sa capacité à résister à la pression économique des concurrents
internationaux. Forte d’un savoir-faire reconnu, l’entreprise est confiante dans son futur et se déploie déjà en Chine, où elle poursuit la promotion de ses matériaux actifs producteurs d’énergie.