Au travers de quatre questions simples, plusieurs personnalités dessinent pour nous, le paysage des mois à venir. Partant de leur expérience de l’arrêt brutal de leurs activités, la mise en place d’une reprise et, après le déconfinement du 11 mai dernier, le lent et vital retour à la vie d’avant… Mais en version “après”.
Ces points de vue, parfois divergents, ont toutefois un point commun : la volonté et la foi dans le retour à la croissance sans éluder, il faut le reconnaître, le véritable chemin de Damas que risque d’être le parcours de leurs entreprises dans les temps qui viennent.
Ont répondu les entreprises Atlantem, Atulam, Castes Industrie, Cetih, Concept alu, Dickson-Constant, DSI, Euradif, Fenêtréa, FPEE, France-Fermeture, Homkia, Hörmann, KE France, Lorillard, Minco, Novoferm, Profialis, Reynaers, Tryba, Veka.
Un immense merci d’avoir consacré du temps à ces interviews en pleine reprise de leurs activités.

« Qui aurait pu prédire cette situation ? Étions-nous naïfs ? Personnellement ? Je pense que oui.
Pire encore : cette crise m’a fait prendre conscience du fait que nous avons trop défié la nature, que nous avons repoussé trop loin les limites de nos capacités… Si nous voulons limiter les dégâts économiques, il est bien sûr essentiel que chacune et chacun reprenne le travail le plus vite possible – et ce en toute sécurité. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Mais pour pouvoir tenir le coup dans ces circonstances, chacune et chacun d’entre nous doit être en bonne santé, en forme, et donc avoir un physique et un mental solides. Selon moi, il est donc plus que temps d’examiner la situation dans son ensemble.
“Ne gaspillez jamais une bonne crise”. Se concentrer uniquement sur la “réparation des dommages subis le plus vite possible” sans élargir la perspective et analyser les changements structurels nécessaires dans une ère post-Covid constituerait à mes yeux une occasion manquée. Le moment est venu de réfléchir à ce qui a mal tourné par le passé et d’identifier les causes de ces dérapages. Histoire de pouvoir prévenir plutôt que guérir, à l’avenir.
Quand je repense à mon enfance, je me souviens que nous avions un ballon, un vélo et l’envie de jouer dehors.
À mon avis, nous devons trouver un nouvel équilibre pour l’avenir. Un équilibre qui préserve le juste milieu entre l’artificiel et le naturel, entre toujours tirer le maximum de notre production, d’une part, et d’autre part, de garantir la santé physique et mentale des personnes chargées de réaliser cela.
Chez Renson, nous en étions déjà conscients bien avant le début de la crise. Pour rapprocher de nouveau la nature et l’humain, il nous faut mettre à profit les éléments naturels (soleil, lumière, air) de manière intelligente. Les gens doivent pouvoir vivre en bonne santé et dans un environnement sain s’ils veulent être à même de contribuer au mieux au redémarrage de notre économie. Il est essentiel qu’ils puissent se détendre dans les meilleures conditions, faire du sport, manger sainement, bien récupérer (passer une bonne nuit de sommeil) et profiter de ce que la nature a à offrir de manière optimale pour recevoir l’énergie nécessaire dont ils ont besoin. Soit, comme l’énonce la devise de Renson : “Créer des espaces sains”.
Je pense que nous devons redevenir des êtres qui sont plus attirés par l’extérieur, et nous assurer que nous ne passons pas notre temps “scotchés” devant un ordinateur, devant la télé ou un smartphone. Surtout quand on sait à quel point la vie en plein air peut avoir une influence positive sur notre développement, notre récupération et notre bien-être. En faisant de la nature notre alliée, nous entretenons, en parfait état, la santé physique et mentale de chacune et de chacun.
Cette crise sans précédent ne nous laisse aucun autre choix que de réfléchir concrètement à la manière dont nous allons devoir travailler différemment, à l’avenir. Par exemple, pensons au télétravail et aux horaires flexibles, qui peuvent contribuer à résoudre la problématique des embouteillages interminables. Pensons à l’importance croissante du fait d’acheter et de produire localement.
Nous devons mettre en place une transition vers une économie durable davantage soucieuse de la santé et de la nature “La santé est la richesse”. Il faut réunir la vie intérieure et extérieure, pour réintroduire la nature dans la ville.
Nous devons tirer des leçons de cette crise pour être plus forts à l’avenir. Et si je devais m’en tenir à un conseil, je dirais : il faut, surtout, toujours continuer à regarder devant soi. Nous sommes, par exemple, une entreprise qui attache une grande importance à l’innovation. Eh bien, nous continuerons donc à nous investir sur ce plan, tant dans le domaine de la R&D que dans ceux de l’informatique et du marketing. Le tout avec un objectif clair en tête : continuer à nous distinguer, même lorsque tout cela sera terminé.
Une économie durable, reposant sur l’innovation et soucieuse de la santé de chacune et de chacun : voilà la clé de notre succès pour remettre notre économie sur pied après une crise telle que celle-ci. En faisant appel, tous ensemble, à notre “bon sens paysan”, nul doute que nous y parviendrons !
Je souhaite à tout le monde beaucoup de force, de courage et… Une excellente santé ! »