Le groupe Hilzinger a investi un million d’euros dans sa filiale Couval de Rupt-sur-Moselle (88), pour l’achat d’une Homag BMB 923 Profiline ; un budget qui inclut l’achat de la machine et des outils ainsi que l’outillage et le génie civil nécessaires à son installation.
« C’est une machine entièrement autonome. On peut charger la machine à l’avance et la laisser travailler deux à trois heures sans intervention humaine. Il n’y a plus de changement manuel de pièce, tout se fait en automatique : à partir du moment où les pièces sont posées sur la table d’entrée, elles ressortent finies et prêtes à être assemblées » explique Thierry Wigishoff, ingénieur commercial Homag. « Les programmes d’usinage sont réalisés au bureau d’étude qui envoie directement des informations à la machine. Ensuite l’opérateur n’a plus qu’à suivre le déroulement des cycles en cours » ajoute-t-il. C’est aussi la première machine à être équipée d’un bac embarqué de nettoyage automatique des outils. « On va déterminer un temps donné, un bac avec produit va entrer dans la machine et l’outil va se nettoyer tout seul. On peut lancer ce nettoyage pendant une pause, le soir ou le matin car la machine ne pourra pas produire pendant qu’elle nettoie les outils » précise Thierry Wigishoff. « Elle est entièrement flexible ; dans l’absolu on pourrait intégrer la fabrication de cintres dans ce type de machine qui peut avoir jusqu’à cinq broches d’usinage en simultané » ajoute-t-il. Toutes ces caractéristiques en font une machine unique en son genre. Conçue pour usiner l’ensemble des gammes Couval actuelles ou à venir, cette nouvelle génération de centre d’usinage avait déjà été installée en Suisse et en Allemagne mais encore jamais en France. « L’intérêt de ce genre de machines est qu’elle repousse les limites de typologies de fabrication. Tous les types de coupe, entaille et perçage peuvent être intégrés. Elle est évolutive et peut être équipée de nouveaux outils selon les besoins de lancement de nouvelles gammes spécifiques » s’enthousiasme Jérôme Robinet, directeur général délégué Couval. « Ce qui est primordial aussi c’est le travail en amont. Il a fallu huit mois pour assurer la partie programmation et tous les essais avant la mise en production. Il y a beaucoup de programmation à faire en usine pour que la machine soit opérationnelle dès son installation, comme cela s’est passé chez Couval » insiste Thierry Wigishoff. Opérationnelle depuis septembre, cette nouvelle machine permet à Couval de viser une augmentation de 50% de sa production d’ici à deux ans.