Le groupe Devglass cherchait depuis une dizaine d’années à couvrir le territoire hexagonal pour offrir le meilleur service à ses clients partenaires. Ayant déjà deux implantations dans l’Ouest de la France il lui paraissait logique de s’implanter dans l’Est. L’idée était de s’installer à proximité de Lyon sans avoir à subir les embouteillages bien connus du Grand Lyon. La recherche a été longue et l’implantation qui a paru la plus prometteuse s’est avérée être le parc industriel de la plaine de l’Ain qui répondait à tous les critères : proximité d’un réseau autoroutier de qualité pouvant desservir aussi bien le nord que le centre ou le sud, parcelle de dimensions adéquates permettant le positionnement du bâtiment et enfin possibilité d’extensions. Dernier point à noter, la qualité de l’accueil de l’équipe du parc a été déterminante. Le terrain a été choisi il y a maintenant quatre ans.

Un bâtiment permettant une évolution au fil du temps

Le groupe Devglass est l’un des seuls acteurs dans le vitrage isolant à investir de manière importante. Il tient en conséquence à investir durablement et donc à concevoir un outil adaptable afin que l’usine soit constamment « au goût du jour », c’est-à-dire qu’elle soit à la pointe des technologies. Pour cela il faut rester pratique, aller à l’essentiel et faire évoluer l’outil suivant les avancées technologiques, quand elles ont démontré leur fiabilité. On parle beaucoup de l’usine “4.0” dans laquelle tous les outils et l’organisation sont connectés. Ce ne sera pas le cas dès la mise en route, l’informatisation se fera progressivement. On ne peut donc pas parler d’usine entièrement automatisée.
Il s’agit de simplifier l’organisation pour la faire évoluer suivant les besoins. Le point le plus sensible étant le transfert des composants d’une machine à l’autre, c’est le point qui sera traité en premier. Cela permettra de gérer au mieux les flux et de réduire la pénibilité pour les opérateurs, ce qui encourage par ailleurs la fidélisation des salariés.
Le souci de l’environnement n’est pas oublié, en effet les eaux utilisées dans l’usine sont récupérées, retraitées et réutilisées.

Recrutement de 80 personnes

Rappelons que le groupe Devglass est une entreprise familiale et à taille humaine. C’est Olivier Rambeau, le président-fondateur, qui a créé la première implantation, Soveriso, en 1998 à Saint-Laurent-sur-Sèvre en Vendée. La deuxième fut Vitraglass en 2002 à Alençon dans l’Orne. Soverglass est donc la troisième et le démarrage de l’usine est prévu pour septembre de cette année.
La production s’articule entièrement autour du vitrage isolant, donc de la découpe du verre et de son assemblage. Le groupe dans son ensemble compte 450 personnes et développe un chiffre d’affaires de 89 millions d’euros.
Les deux premières usines sont situées dans l’Ouest où se situe environ 60 % du marché des fenêtres en France et l’usine de Saint-Vulbas pourra livrer le centre, l’est et le nord tout en assurant des délais normaux et réduisant globalement la facture carbone.
Pour l’usine Soverglass, le groupe recherche environ 80 personnes dans tous les domaines et particulièrement des opérateurs. Pour la sélection des candidats, l’accent sera mis sur la motivation du personnel afin de gagner le défi de cette nouvelle implantation.

La philosophie de l’entreprise

Étant à taille humaine, elle se développe autour des relations humaines. L’accent est mis sur la disponibilité et la communication auxquelles s’ajoutent le service et l’innovation ainsi que la qualité et la fiabilité.

Éric Vivion, directeur commercial de Soveriso

Pour Éric Vivion, directeur commercial de Soveriso, « une entreprise c’est d’abord les hommes et les femmes qui la composent. Ce sont eux et elles qui lui apportent un supplément d’âme », explique-t-il. « En conséquence, la politique relationnelle est primordiale et les clients comme les fournisseurs sont considérés comme des partenaires. Pour assurer la pérennité de l’entreprise, il est important de sécuriser les approvisionnements des clients, donc elle doit être d’une part extrêmement réactive et d’autre part très agile car le marché évolue particulièrement rapidement. Il est nécessaire de s’adapter aux variations saisonnières pour répondre à la demande quand, par exemple en octobre/novembre, la rénovation bat son plein et réclame une augmentation de production de 20 à 30 % », conclut Éric Vivion.