La société Sothoferm, implantée à Mauzé-Thouarsais (79), a été créée en 1988 par Bernard Paineau, alors âgé de 33 ans. Elle est devenue en 30 ans le fabricant leader du volet battant en France, mais aussi un spécialiste reconnu des persiennes, des brise-soleil, des portes de garages, des portails/portillons et des clôtures. Grâce aux derniers investissements et aux opportunités offertes par la reprise des marchés de la construction et de la fermeture, la société affiche une belle dynamique externe et interne.

Trois millions d’euros investis dans l’agrandissement des locaux et du parc machines
Les gains en termes de qualité et de réactivité sont au cœur des décisions de la société tout comme l’innovation pour conserver sa position de référent auprès de ses clients négociants, industriels de la menuiserie et fenêtriers.
Ainsi en 2017, la société s’est dotée :
– d’une unité de laquage pour le thermolaquage des profilés aluminium qui s’étend sur 500 m2 pour un coût global (agrandissement des ateliers et machines) de 450 000 euros. La production a été lancée début juin 2018.
– d’un transstockeur automatique tridirectionnel Tecauma d’une capacité de 918 emplacements pour un montant de 860 000 euros.
–d’un nouveau show-room pour un budget de 130 000 euros qui aura pour vocation d’accueillir les clients pour diverses formations.

Nouveaux produits et services accompagnés de recrutements
Les équipes R&D ont travaillé au développement de nouveautés produits qui viendront enrichir le catalogue dès le 3e trimestre 2018. Tout d’abord, le Lumis, un volet battant motorisé solaire intégrant un pilotage intelligent en fonction de la luminosité et de l’ensoleillement et simple à mettre en œuvre, qui sera proposé aux professionnels dès octobre prochain. Puis Orphée, un produit inédit sur le marché puisqu’il s’agit de la première persienne repliable en aluminium.
En parallèle, un configurateur sera proposé aux clients en septembre. Il offrira la possibilité de créer son portail ou sa porte de garage (dimensions, couleurs, options) avec une visualisation du produit en situation à partir d’une photo.
À fin mai 2018, Sothoferm affiche une évolution de son chiffre d’affaires de +12,1 % par rapport à fin mai 2017. L’ensemble des marchés a évolué au 1er trimestre à l’exception des persiennes : volet : + 17 %, portail : + 15 %, porte de garage : + 5 % et persienne : - 5 %. Pour rappel, le chiffre d’affaires 2017 de la société était de 31 millions d’euros. Côté production, Sothoferm dispose d’un atelier de 18 407 m2 et se fait livrer l’équivalent de 2 200 m3 de bois, issus de tous les continents : sapin du nord (Suède ou Finlande), bois exotique rouge (Indonésie, Afrique), pin à vernir (France), pin d’Oregon (Amérique du Nord), Red Cedar (Amérique du Nord), panneau trois plis (Europe du Nord). À cela s’ajoutent plus de 100 000 m2 de lames PVC utilisées pour la fabrication des volets battants, des persiennes et des portes de garages et environ 400 tonnes d’aluminium extrudé qui sont assemblées par l’entreprise des Deux-Sèvres.
Notons que la répartition de l’activité par catégorie de distributeurs (en chiffre d’affaires) est de 45 % vers le négoce, 28 % vers les fenêtriers et 28 % vers les industriels.
Pour accompagner la croissance, la société, qui emploie 180 collaborateurs, a embauché 19 personnes depuis le début de l’année. Elle propose actuellement 11 nouveaux postes à pourvoir : deux menuisiers ébénistes, un technicien méthodes, un technicien R&D, quatre commerciaux, un apprenti maintenance, un apprenti ingénieur et un gestionnaire des risques.

De gauche à droite : Bernard Paineau, fondateur et dirigeant, Angélique Picherit, directrice qualité et gestion de projets, Matthieu Paineau, directeur général adjoint, Thomas Faure, directeur marketing et communication, Emmanuel Braux, directeur commercial.


Les dernières nominations au service d’une nouvelle organisation
Matthieu Paineau, fils de Bernard Paineau a intégré la société familiale en 2009. Après avoir exercé les postes de responsable du service informatique et directeur industriel, Matthieu Paineau prend ses fonctions de directeur général adjoint en 2016.
Précédemment responsable des ventes au sein de l’entreprise depuis 2011, Emmanuel Braux est nommé au poste de directeur commercial durant le dernier trimestre 2016. Il initie un nouveau fonctionnement au sein de la force de vente. Il supervise aujourd’hui une équipe constituée de trois chefs des ventes itinérants, une chargée d’affaires, trois standardistes, 12 commerciaux et 27 collaborateurs (assistant technico-commercial, administrateur des ventes, pôle technique). Angélique Picherit est la nouvelle responsable qualité et coordinatrice projets depuis janvier 2018. Rentrée dans l’entreprise en tant qu’apprentie ingénieur au service Méthodes/GPAO en 2011, elle est ensuite intégrée aux effectifs de la société en 2014 et évolue rapidement sur la gestion de projets. Sa nomination amorce une période de changements nécessaires pour pérenniser la satisfaction des clients : nouvelle vision de la qualité avec entre autres la responsabilisation de chacun des acteurs et intégration d’une réflexion qualité à chaque niveau de la chaîne de production avec un accompagnement sur cette thématique de chaque service.

La responsabilité environnementale dans l’ADN de l’entreprise depuis ses débuts
Dès 1988, Sothoferm a intégré la responsabilité environnementale et le développement durable dans ses pratiques. Parmi les faits qui en attestent se trouvent la certification PEFC. En utilisant des bois issus de forêts gérées durablement (préservation des espaces forestiers, de leur sol et de leur milieu, afin d’en maintenir la qualité sur le long terme), Sothoferm inscrit sa démarche industrielle dans une logique responsable et citoyenne.
Une chaudière à copeaux de bois recycle les chutes de bois issues de la production afin d’alimenter sa propre chaudière à copeaux, assurant ainsi le chauffage de la totalité des ateliers de Sothoferm.
Sur le toit de l’atelier de production, quelque 2 000 m2 de cellules photovoltaïques produisent annuellement environ 100 000 kWh soit l’équivalent de 10 % de la consommation d’énergie de l’entreprise. Autre particularité : l’intercommunalité thouarsaise a intégré en octobre 2017, le dispositif de monnaie climatique Compte CO2 sur son territoire. Sothoferm en a profité pour ouvrir un compte à ses 170 salariés, crédité de 30 euros à la charge de l’entreprise. Le but est de gagner des euros (de 52,64 euros pour une tonne de CO2 non émise) en justifiant de ses efforts en termes d’économies d’énergies, d’investissements écologiques et de bonnes pratiques, par exemple, en utilisant moins son véhicule.