L’Union des fabricants de menuiseries recommande aux professionnels de proscrire la pose de fenêtre en réhabilitation sur un châssis PVC, et présente une fiche de recommandation professionnelle synthétique et argumentée pour expliciter sa position.
« Nous sommes de plus en plus souvent confrontés au remplacement de fenêtres dans des bâtiments construits sur des châssis en PVC. Or le DTU 36.5, énonçant les règles de l’art pour la pose de fenêtres et portes en réhabilitation, ne traite que des cas des dormants existants conservés en bois ou en acier, sans évoquer le PVC..., commente Philippe Macquart, délégué général de l’UFME. Rappelons également que le “groupe spécialisé numéro 6” (chargé de formuler les documents techniques d’application des fenêtres innovantes) avait émis en juin 2017 une forte réserve sur les possibilités de rénovation avec conservation d’anciens dormants PVC ou aluminium... ». À l’heure où certains professionnels peu scrupuleux préconisent ce type de pose pour tirer les prix et la qualité vers le bas, il est de notre devoir, en tant que syndicat représentatif, de prendre une position professionnelle très claire sur cette question, en encourageant en priorité la dépose totale des menuiseries PVC existantes, et en exposant clairement les arguments justifiant l’impossibilité d’une telle pose qui n’est couverte par aucune garantie !, y compris la garantie décennale, avec tous les risques que cela peut entraîner... » conclut Philippe Macquart. Destinée à tous les professionnels de la menuiserie extérieure, adhérents ou non du syndicat, cette fiche a été élaborée par Ludivine Menez, déléguée technique de l’UFME, en réponse aux attentes de nombreux adhérents, pointant les différents risques d’une pose de fenêtre PVC en rénovation sur un ancien dormant PVC.

Arguments et preuves par l‘exemple : zoom sur les failles d’une pose de fenêtre PVC en rénovation sur ancien dormant PVC

1. Feuillure du dormant PVC existant délignée
2. Tubulure du dormant PVC existant rompue, ne se maintenant que par une paroi PVC de 1,2 mm. Le délignage de cette feuillure peut mettre en communication avec l’extérieur des chambres qui n’étaient pas conçues pour cela à l’origine. Cela peut générer des risque de corrosion (si présence de renfort) et d’infiltration, notamment en partie basse
3. Calfeutrement sur menuiserie PVC existante : absence de PV d’adhésivité/cohésion pour ces supports
4. Fixations de la menuiserie existante dimensionnées pour simple vitrage ou 4+4. Il n’est pas réaliste de prendre appui sur ces fixations
5. Fixation de la nouvelle menuiserie dans une paroi de PVC de 2,5 mm