Les 13 et 14 octobre dernier, la menuiserie Couval organisait ses premières journées portes ouvertes depuis sa reprise par le groupe Hilzinger, entreprise familiale créée en 1946 en Allemagne et devenue un acteur majeur du marché des portes et fenêtres avec 180 millions d’euros de chiffre d’affaires et 1050 salariés dont 300 en France.
Installé à Strabourg (67) depuis 1989, le groupe possède aujourd’hui vingt usines en Europe dont quatre en France. L’usine principale de Pleslin-Trigavou (22) et celle de Cholet (49) sont spécialisées dans les menuiseries PVC, celle de Strasbourg (67) en menuiserie aluminium et châssis spéciaux PVC. Quant à la Menuiserie Couval fondée en 1945 et rachetée par le groupe en 2009, elle produit des menuiseries bois et bois/ alu dans les Vosges à Rupt-sur-Moselle (88). Labellisée entreprise PEFC, elle fait partie des entreprises à l’origine de la création de Menuiseries 21 et ses produits classés A+ sont essentiellement destinés au marché français. Son rachat en 2009 a permis au groupe Hilzinger de compléter son offre et de se positionner sur tous les segments de marché des fenêtres, portes et volets. Depuis, grâce à des investissements majeurs et réguliers du groupe, la production et le chiffre d’affaires de la filiale sont en croissance constante.

Un million d’euros investis dans une nouvelle machine Homag
La concurrence écrasante exercée par certains pays de l’Est sur les entreprises qui veulent continuer à produire et maintenir les emplois en France ne leur laisse pas d’autre alternative (à condition de ne pas avoir d’actionnaires à qui rendre des comptes et de rester maître de leur prix de revient) que celle d’investir massivement pour augmenter leurs volumes de production et jouer sur les effets de volume pour compenser le coût de la main-d’œuvre. Cette stratégie est applicable aux produits “délocalisables” s’ils présentent une forte valeur ajoutée, si leur production peut être largement automatisée et si le produit fini reste abordable en termes de prix. Le groupe Hilzinger semble suivre cette logique dans le développement de Couval dont il a d’ailleurs doublé les fonds propres. Grâce à son investissement d’un million d’euros dans une machine de toute dernière génération, entièrement autonome et qui peut travailler entre deux et trois heures sans intervention humaine, Couval vise une augmentation de sa production de 50% à deux ans et de 50% supplémentaires au delà.