Parrainée par le salon italien Vitrum et l’ITA (Italian Trade Agency), une convention a, pour la deuxième fois, réuni durant deux jours en juin dernier les principaux représentants internationaux du secteur du verre à la Stazione Sperimentale del Vetro, centre technique et laboratoire de recherche de niveau international pour les études, les analyses et les développements techniques de l’industrie du verre de Murano (Venise). Sans oublier une délégation des principales revues techniques d’une quinzaine de pays au sein de laquelle Verre & Protections Mag représentait la France.
Cette année, les discussions ont principalement porté sur les besoins actuels du secteur, les projets en cours et les retours d’expériences nationales et internationales rapportés par les représentants de nombreux pays ayant fait le déplacement dans la lagune vénitienne.

Des résultats concrets qui ne seront visibles qu’à moyen et long terme
Cette deuxième convention des associations internationales du verre comportait plusieurs sessions techniques axées sur les principaux points actuellement sensibles de l’industrie du verre ainsi que des événements parallèles avec un contenu artistique et culturel autour de la thématique du verre.
«Cette deuxième réunion des associations internationales du verre confirme l’importance de mieux comprendre les véritables besoins du marché et ceux de ses acteurs, explique Dino Zandonella Necca, président de Vitrum, Mais ce n’est qu’un début car, si l’année dernière nous avions jeté les bases d’un parcours industriel absolument novateur, nous avons réussi cette année à définir les priorités à poursuivre, conscients que des résultats concrets ne seront visibles qu’à moyen et long terme. Et si notre convention de Murano peut désormais être considérée comme “LA” réunion annuelle de printemps pour l’industrie du verre, lors de prochain salon Vitrum 2019 (du 1er au 4 octobre 2019 à Milan), nous aurons certainement l’occasion de nous mettre à jour et d’alimenter les initiatives du monde entier », poursuit Dino Zandonella Necca.

« La notion de “promotion” est devenue essentielle pour notre industrie du verre »
Pour Laura Biason, directrice de Vitrum: « au cours des 12 derniers mois, depuis la première édition de la convention de Murano, nous avons continué à renforcer les liens entre tous les délégués qui avaient participé à notre événement en 2017, tout en s’engageant auprès de nouveaux venus. C’est une de nos grandes satisfactions d’avoir, cette année, eu le plaisir d’accueillir dans notre “communauté” la Finlande en tant que nouveau membre et deux nouveaux représentants du Brésil et de la Slovaquie. Mais ces derniers développements ne s’arrêtent pas là, poursuit Laura Biason. Nous avons également pu enrichir la liste de nos sujets de discussion avec de nouveaux thèmes comme la communication et l’information au côté de la normalisation technique, de la production, de l’éducation, de la formation, de l’histoire, de la culture, de l’énergie et de la gestion environnementale. Comme pour tous les secteurs manufacturiers, la notion de “promotion” est devenue essentielle pour notre industrie. Il nous incombe de faire comprendre aux médias l’essence même de nos efforts ici, sur la base des principes de la coopération et de la concertation, qui ne peuvent qu’être utiles à tous », ajoute la directrice de Vitrum.

Une confrontation d’expériences et d’initiatives en provenance du monde entier
Les expériences partagées par les différents pays participants* ont donc été au cœur de la convention de 2018. Au cours de trois séances de travail intensives, toutes les délégations ont présenté des études de cas, des plans, des objectifs et, enfin, leurs besoins.
« Toutes les expériences sont très convaincantes et, dans certains cas, très émouvantes, note Dino Zandonella Necca, car elles ont infléchi une réflexion commune pour le groupe de participants ».
Ainsi, renforcer les efforts de R&D et soutenir les entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, dans l’interprétation du langage législatif relatif à l’industrie du verre est certainement l’un des impératifs qui a été le plus soulevé par les participants. On a également noté que, dans certains domaines (le cas spécifique du Brésil notamment), la situation économique avait logiquement un impact considérable sur le “bien-être” de l’industrie du verre et de ses travailleurs. Un appel a d’ailleurs été lancé pour un effort collectif en faveur d’actions ciblées en termes de formation pour aider et préparer les travailleurs des industries du verre à s’adapter à l’aspect désormais très concurrentiel du marché mondial du verre.
« Notre “sens de la communauté”, ajoute Laura Biason, est à nouveau plus que jamais évident dans ces contextes de concurrence car en partageant les projets et les résultats obtenus, ainsi que les difficultés rencontrées tout au long du processus, il nous est possible de voir les problèmes sous des angles bien différents. Et en conséquence, de trouver différentes interprétations qui pourraient nous conduire vers la solution gagnante ».

Visite du pavillon du Vatican à la Biennale d’architecture
Outre les séances de travail, les délégués et les représentants des publications spécialisées ont eu droit à un programme d’événements présentant plusieurs facettes de la tradition du verre de Murano avec Lisette Caputo, organisatrice d’un festival qui promeut la renaissance du verre de Murano à travers la culture.
A également été organisée une visite de l’île de San Giorgio Maggiore, où se trouve le « Stanze del Vetro », centre culturel renommé qui accueillait une exposition du Cirva (Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques de Marseille). La visite s’est poursuivie avec un arrêt à la splendide basilique San Giorgio de Palladio et aux “chapelles du Vatican”, le premier pavillon du Saint-Siège à la Biennale d’architecture de Venise.

*Australie, Belgique, Brésil, Finlande, France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume- Uni, Pologne, Russie, Slovaquie, Espagne, Suisse, États-Unis et, bien sûr, Italie.