Le 1er octobre dernier la holding Emeraude participation, spécialiste du traitement de surface de l’aluminium par thermolaquage, a racheté au fabricant de menuiserie Coralu la société Silac, qui fait le même métier qu’elle mais dans l’est de la France.
« Ce rachat représente une bonne opportunité de croissance géographique », affirme Philippe Reminiac, PDG d’Emeraude participation. « Le groupe va en effet pouvoir se développer et toucher l’est de la France, puisque Silac est implantée à Champlitte, dans la Haute-Saône ».

Le menuiserie, première activité du groupe
Silac devient ainsi la troisième entité du groupe Emeraude participation, qui compte aussi SFPI, situé à Fougères (35) et T.L.V. (Thermolaquage de Vendée), à Chavagnes-en-Paillers (85).
SFPI est le site originel et la maison-mère du groupe, rachetée en 1996 par Armel Reminiac, le père de l’actuel dirigeant. Ses trois chaînes de laquage entièrement automatisées lui permettent de s’adapter à tous les projets – cosmétique, automobile ou électroménager – mais c’est bien le bâtiment et plus particulièrement la menuiserie qui représente 70% du chiffre d’affaires de la société. Les sites de T.L.V. et de Silac sont quant à eux 100% dédiés à la menuiserie.

De la gestion de stock au thermolaquage
« Etant implantés dans l’ouest de la France, nous avons comme clients les principaux grands menuisiers de cette région, qui en est bien pourvue », poursuit le dirigeant. Nos différentes lignes nous permettent de proposer plus de 400 teintes, avec des délais de livraisons qui sont en moyenne de cinq jours. En outre, nous leur assurons une prestation logistique, avec nos trois transstockeurs Tecauma (deux chez SFPI, un chez T.L.V.) qui nous permettent de gérer une partie de leur stock », poursuit Philippe Reminiac.
Ce process semble fonctionner, puisque le groupe, qui a enregistré en 2017 un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros, profite d’une croissance à presque deux chiffres et compte atteindre 45 millions d’euros grâce à l’acquisition de Silac.

Une nouvelle ligne de laquage verticale à Fougères
« Pour continuer dans ce sens, nous avons décidé d’investir au sein du site SFPI, avec un agrandissement de 2000 m2, qui accueillera une nouvelle ligne verticale de fabrication italienne » poursuit le dirigeant. « Cette nouvelle ligne a vocation à remplacer l’une de nos lignes qui est vieillissante, mais nous nous réservons la possibilité de conserver cette dernière et de la moderniser si le besoin s’en fait sentir ».
D’un point de vue logiciel, le groupe réfléchit actuellement au développement d’un nouvel ERP pour gérer cette logistique complexe. « Même si nous sommes avant tout des peintres, l’autre facette de notre métier est bel et bien la logistique », reconnaît Philippe Reminiac.

Un pari sur l’est de l’Hexagone
Au sein de Silac, il est encore trop tôt pour parler d’investissements en outils de production. « L’acquisition est très récente, pour l’instant, on apprend à se connaître, nous ferons le point d’ici un ou deux ans » admet le dirigeant. D’un point de vue ressources humaines, le dirigeant n’a pas attendu : trente salariés se sont vu confier un contrat à durée indéterminée en ce mois de janvier (via des transformations d’interim en CDI), ce qui porte leur nombre à 200 pour le site de Silac et à 450 CDI pour l’ensemble du groupe, qui cherche toujours à recruter des opérateurs pour ses trois sites.
Avec l’acquisition de Silac, le groupe Emeraude participation étend donc son emprise sur l’est de la France. Mais Philippe Reminiac souhaite garder les pieds sur terre. Lors- qu’on lui demande s’il a des ambitions pour le reste du pays ou même l’Europe, il répond : « concentrons-nous d’abord sur la croissance de nos sites et sur la structuration du groupe, je ne suis pas certain de la logique de s’étendre d’avantage ».
A suivre donc...